Il aurait pu …
Connais-tu Galaad ?
C’est mentionné dans la Bible, dans le livre de Jérémie :
Galaad était une région connue pour une résine rare et précieuse, utilisée pour soigner les plaies profondes.
Un vrai remède.
Mais pas un remède instantané.
On devait l’appliquer encore et encore, jour après jour, jusqu’à ce que la blessure se referme.
Ce baume-là,
il apaise,
il soulage,
il fait du bien.
Mais il faut en remettre.
Encore.
Et encore.
Parce que certaines blessures ne se referment pas d’un coup.
Même quand Dieu pourrait tout changer en un instant — et Il le peut, vraiment —
Il choisit parfois un autre chemin.
Un chemin plus lent.
Plus intime.
Plus profond.
Il guérit, oui.
Mais par touches.
Par visites.
Par fidélité.
Comme ce baume de Galaad qu’on appliquait jour après jour,
Dieu revient.
Il s’approche.
Il pose doucement son baume sur ta plaie.
Pas à la va-vite.
Pas de loin.
Encore.
Et encore.
Pas parce qu’Il tarde.
Mais parce qu’à chaque passage,
Il veut que tu Le rencontres un peu plus.
Il ne veut pas seulement refermer la blessure.
Il veut habiter l’endroit blessé.
Alors dans cette guérison progressive,
tu apprends à L’écouter autrement.
À reconnaître Sa voix dans le silence.
À Lui faire confiance un jour après l’autre.
À Lui parler…
non plus comme à un recours,
mais comme à un ami fidèle.
Petit à petit, quelque chose change.
Tu ne vis plus en attendant qu’Il règle les choses.
Tu vis avec Lui.
Et tu comprends.
Cette blessure n’est pas une punition.
Ce n’est pas un échec.
C’est une terre.
Une terre où Il a choisi de venir planter Sa présence.
Une école d’intimité.
Un terrain de croissance.
Parce que le but n’a jamais été seulement que tu ailles mieux.
Le but, c’est que tu deviennes plus profond.
Plus enraciné.
Plus ajusté à Son cœur.
Oui, Il aurait pu tout enlever en un instant.
Mais Il savait que tu avais besoin d’apprendre à le connaître Lui.
À revenir chaque jour.
À chercher Sa présence plus que la solution.
À Lui ouvrir ton cœur
et à Le laisser te transformer
pendant qu’Il te restaure.
Alors la douleur devient une porte.
Un passage.
Un lieu sacré.
Un endroit où tu ne rencontres pas seulement la guérison…
mais le Guérisseur.
Et là, tu ne fais pas que guérir.
Tu grandis.
Tu mûris.
Tu t’attaches.
Parce qu’à force de revenir vers Lui,
tu ne Le cherches plus seulement pour ce qu’Il peut faire,
mais pour qui Il est.
Oui, il y a un baume.
Un baume fidèle.
Le baume de Galaad.
Un baume qui vient du ciel.
Et chaque fois qu’Il touche ta plaie,
tu t’approches un peu plus de Son cœur.
Et sans t’en rendre compte,
pendant qu’Il te guérit…
tu Lui ressembles un peu plus.
Rédigé par : Heidi DRANCOURT , 2026
Publié sur : https://leberetrouge.fr/
